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GRIS  POUR VERT: réalisation (1992)

 

 

 

Une bonne idée, c'est comme une plante, si elle est bien plantée, entretenue avec soin et nourrie du soutien, de l'effort et du dévouement adéquats, elle grandira et prospérera. 
(Source: Publication de Mon milieu, mes arbres)
A l'image d'un arbre, le projet Gris pour vert a germé pendant plusieurs mois, s'est développé harmonieusement au fil des événements pour finalement prendre la forme d'une activité qui a suscité l'enthousiasme de ceux pour qui elle avait été pensée.

Les partenaires

Mis sur pied en 1992 conjointement par le comité consultatif de la Société d'horticulture de Québec et le Service de l'environnement de la Ville de Québec , en collaboration avec plusieurs autres partenaires, le projet Gris pour vert comportait deux volets;

Projet à deux volets

La première facette du projet, à caractère environnemental, était des plus innovatrices: elle consistait à remplacer, dans dix cours d'écoles situées sur le territoire de la ville de Québec, 3 000 mètres carrés d'asphalte par des bandes vertes où furent plantés 235 arbres, 1083 arbustes et des plants de vigne. C'est d'ailleurs ce premier volet qui inspira le nom du projet.

Les Écoles ;

Nombre de mètres linéaires d'asphalte enlevés,

Superficie engazonnée, Nombre d'arbres, arbustes et plantes grimpantes.


St-Fidèle, 126m, 334, 12e Rue, 334 m2, 174 plants.
St-Maurice, 133 m, 725, 8e Ave., 356 m2 ,217plants.
St-Malo, 159m ,286, rue M.de l'Incarnation, 408 m, 2 274plants.
Dominique-Savio, 71 m, 2050, rue de la Trinité, 170m, 2 130plants.
St-PieX, 118m ,1990, 25e Rue, 320 m,2 203 plants.
St-François d'Assise, 185, 13e Rue, 22 plants.
Sacré-Coeur, 110m, 240, rue de jumonville, 253 m2, 193 plants.
St-Sacrement, 76 m, 1430, chemin Ste-Foy, 185m2, 57 plants.
Stadacona, 1455, rue François, 100m, 9 plants.
Louis-Jolliet, 1201, Pointeaux-Lièvres, 5.
TOTAL= 793m, 2026m2, 1318 plants.

Le deuxième volet
l'autre volet du projet avait un caractère plus éducatif prenait la forme de trois journées de plantation d'arbres (les 8, 9 et 10 octobre 1992). 

Les deux premières journées étaient réservées aux écoliers âgés de 10 à 12 ans qui avaient reçu en cadeau un aménagement paysager pour leur cour d'école; en échange de ce don, ils étaient invités à planter des arbres sur cinq terrains vagues appartenant à la Ville de Québec.

 Lors de la troisième journée de plantation, l'ensemble de la population était invitée à compléter le travail des jeunes, (voir annexe : carte localisant les terrains) et ceux- ci ont répondu en bon nombre.

Belle grande corvée de reboisement
Lors de ces trois journées de plantation, quelque 600 élèves et 350 bénévoles ont plantés 15 000 arbres (14 000 frênes rouges et 1000 érables) de plus d'un mètre de haut; on conviendra que c'est une performance des plus respectables pour des apprentis-reboiseurs!

                                    

Les bienfaits

La réduction de la température de 4°C à 6°C peut être constatée durant la saison estivale à l'intérieur d'une zone boisée comparativement à une zone d'habitation;
- l'atténuation du vandalisme (la présence de l'arbre en milieu urbain permet à l'homme de vivre dans un   paysage équilibré et moins agressif et a le pouvoir de contrer l'immuabilité parfois oppressante du       bâti
- la diminution de l'effet de serre sur la Terre.
  Les objectifs du volet éducatif étaient, outre de reboiser certains parcs de la ville :
- d'augmenter la qualité de vie de la population en verdissant le paysage urbain;
- de sensibiliser l'ensemble de la population (incluant es élèves des écoles r e v e r d i e s ) à       l'importance   de la présence d arbres en milieu urbain;

- de démontrer la "bonne façon" de reboiser un terrain.

GRIS POUR VERT: 

LES OBJECTIFS DU PROJET


Les objectifs du volet environnemental étaient, bien sûr, d'humaniser les cours des dix écoles en rehaussant leur aspect visuel, mais surtout de sensibiliser et de responsabiliser les jeunes, dès le primaire, à J'/mportance de la présence de l'arbre et des espaces verts en milieu urbain.
Grâce à du matériel pédagogique adapté et des activités préparatoires mises sur pied dès le mois de septembre, les élèves ont pu découvrir tous les avantages du reboisement urbain, à savoir :
- l'amélioration de l'environnement visuel et sonore;
- l'assainissement de la qualité de l'air (un arbre de 30 cm filtre chaque année 60 mg de cadmium, 140 mg   de chlore, 820 mg de nickel et 5 800 mg de plomb et jusqu'à 28% du monoxyde de carbone
- l'augmentation du confort dans les édifices et la contribution à l'économie énergie (une
dans l'air);

Pour réaliser ces objectifs durant les journées de plantation, on avait confié l'animation à des bénévoles de la Société d'horticulture de Québec. Les apprentis-reboiseurs ont ainsi pu apprendre, durant ces trois jours, comment planter un arbre pour respecter ses besoins, pourquoi il est important de planter des arbres, quelles sont les relations qu'en-tretiennent les arbres avec leur environnement, etc.
GRIS POUR VERT: LES PARTENAIRES
Le projet Gris pour vert représente un travail collectif, un partenariat qui a regroupé plusieurs intervenants; bien que mis sur pied par le Comité consultatif de la Société d'horticulture de Québec
le Service de l'environnement de la Ville de Québec, il a bénéficié de la collaboration de plusieurs organisations. 

Parmi celles-ci, on note la Commission des écoles catholique de Québec qui a su réunir et intéresser des élèves de 5 et 6 ème année, leurs enseignants et les intervenants du milieu scolaire ; se sont également impliqués les responsables du programme Mon milieu, Mes arbres (Forêts Canada) et du programme Partenaires de l'Environnement (Environnement Canada).
Même le secteur privé a épaulé le projet; parmi les commanditaires de Gris pour vert, on retrouve Fresh 'n Tasty qui a fourni des jus et Multi-Marques qui a offert des rabais sur des goûters, deux éléments servis lors de la journée populaire du 10 octobre. La Quicaillerie Cantin et Fils, pour sa part, a offert un rabais sur les 100 pelles rondes qui ont servi tout au long du projet.

Pour la Commission des écoles catholiques de Québec, le projet Gris pour vert s'accordait parfaitement avec les visées de la Centrale de l'enseignement du Québec ; en effet, en 1990, la CEQ, publiait un document réalisé en collaboration avec la ministère de l'Environnement du Québec (intitulé Ensemble, récupérons notre planète) qui préconisait l'engagement du milieu scolaire dans l'implantation de bonnes habitudes environnementales chez les jeunes.


GRIS POUR VERT: LES IMPACTS

Pour la Ville de Québec, le projet Gris pour vert cadrait tout à fait dans les objectifs de son plan quinquennal intitulé "La forêt urbaine 1991-1996" ; ce programme vise en effet à augmenter le nombre d'arbres par habitant sur le territoire de la ville . Gris pour vert venait donc ajouter des actifs supplémentaires aux 3 000 arbres que la Ville de Québec plante chaque année sur son territoire depuis 1991.
Pour les responsables du programme Mon milieu, Mes arbres (mis sur pied en
avril 1992 et issu du Plan Vert du Canada), Gris pour vert représentait un moyen très efficace pour promouvoir un environnement sain; il remplissait en fait toutes les conditions nécessaires : il soutenait l'environnement, n'avait pas un caractère commercial et avait l'aval du propriétaire des

Dans un premier temps, ce projet contribue d'une façon certaine au développement durable prôné par le ministère de l'Environnement du Québec via la revitalisation du centre-ville de Québec. Les promoteurs du projet sont fermement convaincus que l'embellissement des cours
d'école de certains quartiers centraux ont déjà contribué à rendre le centre-ville plus attrayant pour la population qui sera ainsi moins tentée de s'exiler vers des banlieues plus vertes.
Car la Ville de Québec est consciente que s'étendre indéfiniment coûte cher, très cher. Au-delà des coûts sociaux (infrastructure routière, fermeture et construction d'écoles, etc.), il y a les coûts  ornementaux. Étaler les zones urbanisées court à l'érosion progressive du capital agricole ^/territoire; de vastes territoires de terre arables fertiles doivent céder le pas au développement résidentiel, ce qui déroge à la philosophie du développement durable. Le projet Cris pour vert a donc contribué, d'une manière des plus originales, à combattre l'étalement urbain.
D'autre part, le projet Cris pour vert répondait on ne peut mieux aux recommandations du ministère de l'Environnement du Québec qui préconisait, déjà en 1990, l'éducation environnementale à l'école. Dans un document intitulé L'éducation relative à l'environnement à l'école primaire et secondaire au Québec: état de la question , on pouvait lire : "L'éducation relative à l'environnement doit trouver sa place dans les structures actuelles... L'école doit être l'un des multiples partenaires du développement environnemental, dans une perspective de collaboration communautaire" (p.24). "L'école est un lieu privilégié pour rejoindre les jeunes; il faut cependant dépasser l'information, la rendre jusqu'au changement d'attitudes... Les enfants sont les adultes de demain qu'il faut éveiller dès le plus jeune âge à de nouvelles attitudes"


De par son premier volet, Cris pour vert a parfaitement réussi à utiliser les structures sociales existantes pour aider les jeunes, futurs adultes, à mieux comprendre les problèmes environnementaux et à accroître leur sentiment de responsabilité à l'égard de l'environnement. Cette sensibilisation se traduit très concrètement par l'absence de vandalisme touchant les projets d'aménagement paysager dans les cours d' école.
Avec son deuxième volet, Gris pour vert a réussi à favoriser une très grande participation populaire, tout en attirant l'attention des médias d'information sur l'importance du reboisement urbain, (voir annexe : quelques coupures de presse)

GRIS POUR VERT: CONCLUSION


Le projet Gris pour vert aura nécessité plus de 18 mois de préparation, d'organisation, de concertation, de.... mais aura aussi donné des résultats durables qui profitent maintenant et pour l'avenir à l'ensemble de la population de la ville de Québec. L'originalité du projet, particulièrement au niveau de son premier volet, sert aujourd'hui de modèle à d'autres organismes qui ont déjà pris contact soit avec la Société d'horticulture de Québec, soit avec la Ville de Québec.(voir annexe : lettre de demande d'information) Mais surtout, ce projet est venu apporter un fameux coup de pouce à l'environnement urbain, trop souvent oublié au cours des dernières décennies.
" L'esthétique de l'arbre par ses qualités naturelles contient, tout comme l'oeuvre d'art, oeuvre de l'homme, un message aussi valable qu'indicible. L'arbre, par l'harmonie de sa forme, de son volume et de sa couleur, se comprend comme une oeuvre d'art lorsque sa silhouette a valeur exceptionnelle. L'intervention de l'homme, ou mieux l'oeuvre de l'homme réalisée avec l'aide de la nature, peut aussi prétendre à l'oeuvre d'art".
(L'arbre, bien culturel. C.H.Laplante)

 


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