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Sharon Somerville Mark

Training: Self-taught.
Medium: Acrylic
Subjects: Naive scenes and country landscapes.

Sharon (Somerville) Mark grew up in Hemmingford, in southwest Quebec, where she still makes her home. She was interested in art from a very early age, influenced by her grandmother, who painted landscapes in oils.

Sharon started painting in acrylics in the early 1980's . A self-taught artist, Sharon was always attracted to the landscape. She enjoys painting tranquil country scenes, often with people and animals, in a naive style. She is highly influenced by the area around where she lives, the farmlands, apple orchards, old stone houses, historic barns, fields and streams. Her close proximity to the Eastern Townships is evident as well in her work. Visits to the Charlevoix and Maritimes have also inspired her.

Her paintings evoke a nostalgic emotion, and portray an innocent world free of troubles and worries. She likes to paint happy, sunny scenes with children at play. Sharon's work also depicts a romantic view of family life, a time where chores and responsibilities are shared with free time to pursue one's hobbies and playtime. She prefers to work from her home studio, especially in the long winter months.

Sharon started showing her work locally in the 1980's and exhibiting in galleries in 1992. Her paintings have been shown at Le Balcon d'art in St-Lambert since then, and she has been represented by Multi Art since the late 1990's. Her work appears in galleries across Canada.

Sharon Mark - An Idyllic Imagination

When she was young, Mark watched her grandmother paint the pictures that decorated the family home. She still has many of these paintings from her childhood and continues to draw inspiration from them. That she has eclipsed her grandmother’s talent is evident but we can see the source that has nurtured her self-taught career.

Sharon Mark has never formally studied art, though she has been painting for over two decades. Her technique has matured through constant application over the years. She has broadened her scope to reflect a vision that is less detail oriented but more harmonious in its totality. Her style is now more realistic and her palette has grown richer and deeper. She prefers to paint invented rather than real landscapes, sticking to a style with which she feels at ease. Among her favour artists are Grandma Moses and Maud Lewis.

Mark’s painting is almost childlike in its simplicity. She follows the tradion established by “Le Douanier”, Henri Rousseau. She finds herself identified as one of Quebec’s naïve artists, in the company of others such as Yves du Poirier, Genevieve Jost and Arthur Villeneuve. The beauty of her native southern Quebec countryside feeds Sharon Mark’s passion to paint. Her subject matter is drawn from the association of a happy rural childhood. Houses, barns, children at play, cats and dogs, snowmen, sleighs, are common elements, all set in pristine landscapes. Viewed as a whole rather than with the eye focused on detail, her paintings exude a sense of comfort and well being. Summer scenes do not figure prominently in Mark’s oeuvre. She prefers to depict the cooler, more muted seasons: autumn, winter, early spring. This preference is reflected in her palette, which is dominated by blues, browns and white.

Her art is notable for the delicacy of its brushstrokes. Mark achieves the serene effect of her work through a painstakingly methodical approach. Using fine brushes, not a leaf or a brick escapes meticulous representation. She favours the effect of a foreshortened perspective and her preferred medium is acrylic on canvas.

Sharon Mark’s studio is unique among those of the artists we have visited. Everything is impeccably organised. The tubes of paint are capped, there are no rags in sight, no empty pots, and not a stray spot of paint to be found. The studio is neater than most houses and its floor is covered with quality carpeting. There is no sense of creative cataclysm. This orderliness and sense of calm is mirrored in Mark’s painting. Her art hangs on the walls, echoing her grandmother’s influence.

Her work was first exhibited at Jeannine Blais’ gallery in North Hatley, Quebec in the early 1990’s. Soon after launching her career, Mark chose to be represented by the Multi Art agency of St-Lambert, who to this day act on her behalf. Her canvases, depicting idyllic rural settings, are very popular with the general public. She produces roughly one hundred paintings a year, in various sizes, and most of her work finds eager buyers.

In 2006 Mark had two solo exhibitions, one at the Balcon d’art in St-Lambert, and another at the Galerie du Parc in Chelsea, Quebec.

Robert Lafontaine, Magazin'art, Summer 2007, no. 76

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Sharon Mark et ses villages inventés

Sharon Mark a commencé sa carriére professionnelle en 1990. Elle fait partie du groupe des peintres naifs et la première à lui donner une opportunité pour exposer fut madame Jeannine Blais de North Hatley.

L’artiste dont nous visitons aujourd’hui l’atelier, a plusieurs expositions de groupe à son actif qui remontent à cette periode. Mais peu de temps après ses debuts, elle s’associe à la maison Multi Art de Saint-Lambert, avec qui elle collabore depuis. En 2006, elle a réalisé deux expositions en solo, l’une au Balcon d’Art et l’autre à la Galerie du Parc, à Chelsea. Ses oeuvres sont très prisées du grand public, avec ses scenes de campagne très détaillées.

De descendance irlandaise, Sharon Mark est née dans la region de Hemmingford à soixante kilomètres au sud de Montreal, juste à la frontière du New York. C’est dans cette magnifique région propice a l’inspiration qu’elle nourrit et développe sa passion. Lorsqu’elle était enfant, elle observait sa grand-mère réaliser des tableaux qui servaient a décorer la maison. Maintenant qu’elle est adulte, Sharon a conservé plusieurs des créations de celle qui l’a inspireé. Elles sont accrochées sur ses murs et ce qui frappe l’observateur, c’est que le style de Sharon Mark ressemble à celui de son aïeule. Ses oeuvres sont caractérisées par une quantité inouïe de coups de pinceau très fins et très délicats. Mme Mark a évidemment dépassé le talent limité de sa grand-mère depuis belle lurette, mais notre visite chez elle nous permet de découvrir la source qui lui a permis de débuter sa carrière d’autodidacte.

Bien qu’elle n’ait jamais étudié l’art, Sharon Mark en a toujours fait. A force de persévérance et au fil des ans, elle a grandement amélioré sa qualité graphique. Elle a épuré ses sujets, qui sont moins détaillés qu’au début de sa carrière. Ceci résulte dans des oeuvres qui respirent et ce qui se dégage de l’ensemble de la composition a un aspect plus serein. Le dessin est également beaucoup plus réaliste et la palette de couleurs plus riche. Sharon Mark invente ses paysages de toutes pièces et ne copie pas les lieux qui existent vraiment. En fait, elle ne travaille jamais sur le motif, préférant s’en tenir au style qui l’a fait connaître. Parmi ses artistes favoris, il ya a Grandma Moses et Maud Lewis.

Mais qu’est-ce qui fait donc que la peinture naîve de Sharon trouve aussi facilement preneur? C’est en grande partie de soin apporté à l’exécution du tableau, tout est finement détaillé. Pas une feuille, pas une brique, pas une planche n’échappe à sa minutie. En fait, elle utilise des pinceaux si fins que l’on pourrait pratiquement en compter les poils. Certains peintres ont en quelques gestes finalisé un tableau, mais Mme Mark est aux antipodes de cette façon de faire.

Le temps et l’amour qu’elle accorde à sa tâche sont parmi les ingrédients de sa réussite. La précision de la touche personnelle, les compositions et le choix des sujets exercent aussi un attrait certain. C’est cependent dans la vision intérieure de la vie de Sharon Mark que tout se joue. Les sujets qu’elle peint sont tous associés à une vision d’enfance idyllique. Des maisons, des granges, des églises, des enfants qui jouent, des chats et des chiens, des bonhommes de neige, des carrioles ou des grands-parents sont joujours placés dans de vastes paysages champêtres très loin de toute forme de pollution. On ressent vraiment un bien-être intérieur en regardant ses toiles. Sharon devait vraiment s’amuser lorsqu’elle était enfant et elle a le talent de partager ce plaisir avec nous.

Comme la plupart des artistes, elle peint principalement des scènes d’hiver et d’automne et nous en montre beaucoup moins de l’été et du printemps. Ceci s’explique assez facilement lorsque l’on est peintre mais pour les lecteurs et lectrices qui ne mainent pas le pinceau, voici pourquoi: l’été, le couleur dominante est le vert. C’est une couleur très difficile à maîtriser pour afficher de la perspective dans une composition. Imaginez seulement dessiner un arbre vert sur un fond de montagnes vertes par opposition à un arbre à l’automne qui éclate de couleur. Les éléments végétaux sont aussi plus faciles à représenter sans feuillage, car leurs branches foncées se découpent bien sur un fond de neige blanche. La majorité des paysages que l’on voit en galerie sont présentés dans des décors d’hiver.

Comme plusieurs styles de peinture, l’art naïf doit être apprivoisé avant d’être compris. Cette forme d’expression n’est pas à la portée de tous. Les plans sont mal définis, les proportions sont inexactes, les perspectives sont illogiques, les coups de pinceau souvent mal assurés, mais quand on regarde l’ensemble il se dégage quelque chose de serein et d’harmonieux. En fait, la vision intérieur prime sur la représentation graphique exacte. Il aura fallu beaucoup de temps avant que ce courant ne s’impose comme un incontournable dans le milieu officiel des galeries d’ici. En Europe et dans les pays de l’Est ils ont depuis longtemps reconnu cette expression artistique. Vous pouvez même visiter plusieurs musées spécialisés dans la présentation de cette forme d’art. En France, le Douanier Rousseau a été le plus connu des peintres de ce mouvement. Maintenant, avec les Du Poirier, Kupesic, Hellers, Jost et les autres, on ne peut plus ignorer ces artistes qui sont moins marginalisés qu’ils ne l’étaient à leurs débuts sur le marché d’art canadien. De plus, la Galerie Jeannine Blais nous a permis d’apprivoiser cette forme d’art depuis les vingt dernières années.

Parmi tous les ateliers que j’ai visités, celui de Sharon Mark est unique. Tout est bien rangé. Les tubes d’acrylique ne dégoulinent pas, les guenilles sont disparues, les pots vides ne sont pas dans le décor et l’on a beau chercher une tache de peinture quelque part, on n’y arrive pas. Rien, rien, rien, du jamais vu! En fait, son chevalet est dans un pièce qui est plus propre que le salon de nombreuses maisons et en prime, il est installé sur un tapis de marque. On est loin de la norme. Pour avoir visité plusieurs ateliers dans lesquels tout semble à un cheveu du cataclysme, j’avoue être un peu dépaysé. C’est que Madame Mark est méthodique, minutieuse et hyperorganisée, exactement a l’image de ce qu’elle nous offre en peinture.

Sharon Mark est une femme qui a mis ses mains d’adulte au service de ses yeux d’enfant. Elle s’estime chanceuse de faire ce qu’elle aime et de bien réussir. Elle produit une centaine de toiles par année de différents formats et la majorité de sa production trouve preneur. Le merveilleux monde dans lequel elle nous transporte fait incontestablement naître des émotions chez l’observateur. C’est hors de tout doute une peintre bien implantée dans le paysage canadien.

Robert Lafontaine, Magazin'art, Été 2007, no. 76